Vivre au Japon est pénible parfois: difficile de rentrer dans un magasin de chaussures ou une librairie sans ressentir un immense sentiment de frustration lié au soudain rappel du décalage culturel qui se dresse comme un mur infranchissable. En clair, même si je comprends de façon satisfaisante le japonais, sa lecture demeure trop pénible pour être considérée comme un plaisir; et mes pieds sont hors-normes selon les critères japonais.
Ceci dit, avec le magasin de chaussures kutsu no hikari (靴のヒカリ), je devrais pouvoir être chaussé correctement jusqu'à mon prochain retour en France, et avec la librairie kinokuniya (紀伊国屋), me faire des fix de littérature lorsque la sensation de manque devient trop forte. De temps en temps seulement, parce que le choix n'est pas très vaste: 4 pauvres mètres de rayonnage sur une hauteur de 1m environ, constitué essentiellement de livres que j'ai déjà lus, ou de livres que je n'ai pas envie de lire. Et, lorsque devant ces quelques livres, je vois s'étendre sur la moitié de l'étage du magasin, des livres en anglais, je ne peux m'empêcher de fulminer contre la domination américaine. Ce n'est peut-être pas totalement étranger à mon choix de livre aujourd'hui: Après l'empire, d'Emmanuel Todd.
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